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Selon l'article 2 de la loi du 10 Juillet 1991, " les personnes
dont les ressources sont insuffisantes pour faire valoir leurs
droits en justice peuvent bénéficier d'une aide
juridictionnelle ".
Toutes
les personnes physiques, de nationalité française
ou appartenant à un état membre de la Communauté
Européenne ou encore résident habituellement et
régulièrement en France (des dérogations
sont prévues pour le cas des étrangers devant la
Commission des recours des Réfugiés et pour les
étrangers mineurs cités devant une juridiction répressive)
peuvent bénéficier de l'aide juridictionnelle ;
en cas d'incapacité d'ester en justice, le représentant
légal est seul habilité à former la demande
alors examinée en la personne de l'incapable.
Selon
le montant des ressources, l'aide juridictionnelle
peut être totale (aucune charge financière)
ou partielle (contribution forfaitaire au profit de
l'avocat) ;
CONDITIONS DE RESSOURCES
La moyenne mensuelle de vos ressources perçues
entre le 1er janvier et le 31 décembre de l'année
précédente, sans tenir compte des prestations
familiales et de certaines prestations sociales, doit
être inférieure à un plafond de
ressources.
Ce plafond est de 830 euros mensuel à compter
du 1er janvier 2004 pour bénéficier
de l'aide juridictionnelle totale.
Le plafond de ressources est de 1 244 euros mensuel
à compter du 1er janvier 2004 pour bénéficier
de l'aide juridictionnelle partielle.
Ces plafonds sont majorés de :
- 149 euros pour chacune des deux premières
personnes à charge ;
- et 94 euros pour chacune des personnes suivantes.
Sont considérées comme personnes à
charge: le conjoint, le concubin, les descendants
ou ascendants.
Il est tenu compte dans l'appréciation des ressources
des revenus du travail mais également de toutes
autres ressources (loyers, rentes, retraites, pensions
alimentaires) et des biens meubles et immeubles appartenant
au demandeur.
En revanche, les prestations familiales et certaines
prestations sociales n'entrent pas dans le calcul
des revenus.
Sont dispensés de justifier de leurs ressources
les bénéficiaires du RMI, des allocations
du Fonds national de solidarité ou d'insertion,
les victimes, ou leurs ayants droits, d'infractions
criminelles les plus graves (tels que meurtre, actes
de torture et de barbarie, viol et viol aggravé)."
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